Connaître Vladimir Ghika — II
Chronologie
Quatre-vingts ans de vie et soixante ans de procès, en 80 jalons. De Constantinople à Jilava, puis de Jilava aux autels.
Les origines
Fils d’un diplomate roumain, baptisé dans l’Église orthodoxe, Vladimir Ghika grandit entre la Roumanie et la France et accumule une érudition rare : lettres, sciences, droit, médecine, philosophie, théologie.
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Naissance à Constantinople
Naissance à Constantinople (aujourd’hui Istanbul, Turquie), son père étant le représentant diplomatique de la Roumanie ; il est baptisé dans l’Église orthodoxe.
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Retour en Roumanie
Retour de sa famille en Roumanie.
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Les années de Toulouse
Il suit les cours de l’école de Toulouse (France) ; il passe ses vacances en Roumanie.
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Décès de son père
Décès de son père, Ioan Ghika.
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Sciences politiques à Paris
Il suit à Paris les cours de la Faculté des sciences politiques, tout en fréquentant des cours de médecine, de botanique, d’art, de lettres, de philosophie, d’histoire et de droit.
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Poursuite des études en Roumanie
Il poursuit ses études en Roumanie.
La conversion et les œuvres
Entré dans l’Église catholique en 1902, il devient « homme d’action par excellence » : il fonde les premières œuvres de charité catholiques de Roumanie et s’enferme avec les cholériques de Zimnicea.
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Licence et doctorat à Rome
Licence en philosophie et doctorat en théologie au Collège Saint-Thomas des dominicains à Rome, futur Angelicum.
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Entrée dans l’Église catholique
Il entre dans l’Église catholique avec sa cousine Natalia, reine de Serbie, en faisant la profession de foi catholique dans l’église Sainte-Sabine de Rome.
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Rencontre de sœur Pucci
Il rencontre sœur Pucci à Salonique.
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Philosophie et théologie à Salonique
Il poursuit des études de philosophie et de théologie à Salonique.
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Une intense activité caritative
Retour en Roumanie : intense activité caritative et intellectuelle.
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Les Filles de la Charité à Bucarest
Il constitue le groupe des Filles de la Charité à Bucarest.
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Le premier dispensaire gratuit
Ouverture du premier dispensaire gratuit « Bethleem Mariae » à Bucarest, rue Griviței.
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Le lazaret des cholériques
Avec l’aide des Filles de la Charité, il soigne les malades du choléra au lazaret de Zimnicea, ce qui lui vaut une médaille militaire, bien qu’il fût civil.
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Décès de sa mère
Décès de sa mère, Alexandrina Ghika.
Le sacerdoce et le monde
Ordonné prêtre à cinquante ans par conviction de l’efficacité de la messe, il fonde l’Œuvre des Frères et Sœurs de Saint-Jean, sert la banlieue pauvre de Villejuif et porte l’Eucharistie de Sydney à Tokyo.
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Diplomatie et charité à Rome
Activité diplomatique et caritative, présence à Rome.
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Le retour à Paris
Retour à Paris : activité culturelle, diplomatique et religieuse.
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Représentant auprès de Benoît XV
Le Conseil national roumain de Paris le nomme comme son représentant auprès du pape Benoît XV.
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Ratification par le Saint-Siège
Mgr Pietro Gasparri, cardinal secrétaire d’État du Saint-Siège, ratifie cette nomination « en vue d’une collaboration utile pour le bien religieux du peuple roumain ».
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Fin du mandat diplomatique
Ce mandat prend fin et il retourne à Paris.
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Ordination sacerdotale
Il est ordonné prêtre par le cardinal Dubois, archevêque de Paris. Il a près de cinquante ans, et sa décision est mue par la conviction de l’efficacité de la messe.
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Un ministère sans frontières
Il exerce son ministère sacerdotal à Paris, en France et dans le monde entier.
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Le privilège des deux rites
Il reçoit du pape le privilège de célébrer selon les rites latin et byzantin.
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L’Œuvre des Frères et Sœurs de Saint-Jean
Le Saint-Siège approuve par un indult les statuts de l’Œuvre des Frères et Sœurs de Saint-Jean, société auxiliaire de mission proposée par Vladimir Ghika.
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Villejuif, la banlieue pauvre
Activité dans le quartier pauvre de Villejuif, en banlieue parisienne.
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L’église des Étrangers
Il est nommé administrateur de l’église des Étrangers.
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L’ancienne prison d’Auberive
Il achète pour 180 000 francs un bâtiment désaffecté d’une ancienne abbaye devenue prison pour femmes, à Auberive.
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La communauté d’Auberive
Il ouvre la Maison des Frères et Sœurs de l’Ordre de Saint-Jean à Auberive et y fonde, avec l’approbation du Souverain Pontife, la Communauté des Frères et Sœurs de Saint-Jean.
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Congrès eucharistique de Sydney
Il se rend à Sydney pour le Congrès eucharistique international.
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L’hésitation devant l’honneur
Il apprend par des sources officieuses que le pape a l’intention de le nommer protonotaire apostolique ; il hésite à accepter cette fonction, car, lors de son entrée dans le clergé, il avait fait le vœu de ne jamais accepter de dignité ecclésiastique.
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Congrès eucharistique de Carthage
Il se rend à Carthage pour le Congrès eucharistique international.
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Une paroisse née de son terrain
Il tombe malade et se retire de Villejuif ; le cardinal Verdier envoie à sa place un groupe de jeunes prêtres qui construisent une église sur le terrain préparé par Ghika. Ce sera l’une des premières paroisses modernes de la périphérie parisienne.
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« Un étroit ruban ajouté à la soutane »
Il est nommé protonotaire apostolique. Il déclare : « Rien ne changera dans ma manière de vivre, ce ne sera qu’un étroit ruban ajouté à la soutane. »
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Recteur à Paris
Il est nommé recteur de l’église des Étrangers à Paris.
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Congrès eucharistique de Dublin
Il se rend à Dublin pour le Congrès eucharistique international.
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Le premier Carmel du Japon
Il accompagne un petit groupe de carmélites à Tokyo, afin d’y fonder le premier Carmel au Japon.
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Congrès eucharistique de Buenos Aires
Il se rend à Buenos Aires pour le Congrès eucharistique international.
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Congrès eucharistique de Manille
Il se rend à Manille pour le Congrès eucharistique international.
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Les hôpitaux du père Totzuka
Il se rend au Japon pour visiter les hôpitaux fondés par le père Totzuka.
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Congrès eucharistique de Budapest
Il se rend à Budapest pour le Congrès eucharistique international.
Le refus de partir
La guerre le surprend à Bucarest. Il refuse de quitter la Roumanie, puis de monter dans le train royal : il reste auprès des pauvres et des malades, sous les bombes, puis sous la Securitate.
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Le retour définitif en Roumanie
Retour en Roumanie, un mois avant l’entrée en guerre de l’Europe.
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Rester auprès des pauvres
Activité religieuse, culturelle, caritative et sociale en Roumanie. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale le surprend à Bucarest en pleine activité sacerdotale et caritative ; il refuse de quitter la Roumanie afin de rester auprès des pauvres et des malades, pour pouvoir les aider et les encourager.
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Sous les bombes de Bucarest
Les bombardements commencent à Bucarest ; il refuse de quitter la capitale pour rester auprès de ceux qui sont dans le besoin.
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Repéré par les services spéciaux
Mgr Ghika attire l’attention des services spéciaux comme visiteur de l’Institut « Augustinum » des Pères assomptionnistes, rue Știrbei Vodă, eux-mêmes surveillés par la Securitate parce qu’ils pratiquaient, comme lui, les deux rites, latin et byzantin.
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La famine de Moldavie
Présence en Moldavie pour y aider les monastères orthodoxes pendant la famine.
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Le refus du train royal
Après la confiscation par l’État de la maison de son frère sur le boulevard Dacia, il refuse de partir avec le train royal et s’installe au sanatorium Saint-Vincent-de-Paul.
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Opéré sans anesthésie
Il est opéré d’urgence d’une hernie étranglée, sans anesthésie.
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L’œuvre nationalisée
Toute l’œuvre des Filles de la Charité est nationalisée.
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La maison des lazaristes
Il s’installe dans la maison paroissiale des prêtres lazaristes.
L’arrestation et le martyre
Arrêté à soixante-dix-huit ans en sortant du chevet d’une malade, torturé une année durant, il assure seul sa défense et meurt à Jilava, épuisé, le 16 mai 1954.
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Arrêté au sortir du chevet d’une malade
Il est arrêté alors qu’il sort de la maison de M. Vasile Stoica, rue Stockholm, où il s’était rendu pour assister la mère de l’acteur Sebastian Radovici, Maria Radovici, malade. Il est accusé d’espionnage au profit du Vatican et des puissances impérialistes.
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Une année d’« enquête » à Uranus
« L’enquête » dure près d’un an à la prison de la Securitate d’Uranus, période pendant laquelle il est torturé et battu jusqu’au sang au cours des interrogatoires.
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Le procès : il assure seul sa défense
Procès au cours duquel il refuse un avocat et assure seul sa défense ; il est condamné à trois ans de réclusion et emprisonné à Jilava.
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La mort à Jilava
Épuisé par les souffrances, il meurt à Jilava à 17 h 30. Jusqu’en 2003, la date de sa mort fut considérée comme étant le 17 mai, date infirmée par le certificat médical de décès du 16 mai 1954.
Vers les autels
Le procès, longtemps différé pour ne pas aggraver le sort de l’Église en Roumanie, aboutit : le 31 août 2013, Vladimir Ghika est proclamé bienheureux à Bucarest.
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On parle déjà de martyre
À Paris, un symposium est organisé où l’on parle déjà du martyre de Vladimir Ghika et où commencent à être publiées ses biographies.
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La dépouille rendue à la famille
La famille demande à Jilava les restes mortels de Vladimir Ghika afin de les inhumer au cimetière orthodoxe Bellu, dans la crypte familiale.
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Un procès différé par prudence
L’archevêché de Paris souhaite ouvrir le procès de béatification de Vladimir Ghika, mais le projet est abandonné afin de ne pas aggraver la situation de l’Église catholique en Roumanie.
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L’Institut Vladimir-Ghika
Fondation à Paris de l’« Institut Vladimir-Ghika ».
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La collecte des témoignages
Après la chute du régime communiste en Roumanie, le père Horia Cosmovici reçoit de Mgr Ioan Robu la mission de rassembler des documents et des témoignages sur son père spirituel, Mgr Vladimir Ghika.
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Demande du « Nihil obstat »
Compte tenu des résultats des recherches du père Cosmovici, Mgr Ioan Robu demande à Rome le « Nihil obstat » pour l’ouverture du procès de reconnaissance du martyre de Mgr Ghika.
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Le Saint-Siège accorde le « Nihil obstat »
Le Saint-Siège accorde le « Nihil obstat ».
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Nomination du postulateur
Le postulateur de la Cause Vladimir Ghika est nommé en la personne du père Ioan Ciobanu.
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Ouverture du procès diocésain
À la demande du postulateur, conformément au droit canonique, l’archevêque Ioan Robu ouvre à Bucarest le procès diocésain en vue de l’élévation de Mgr Ghika aux honneurs des autels.
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Clôture du procès diocésain
Le procès diocésain prend fin.
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Les actes partent pour Rome
Les documents du procès diocésain sont envoyés à Rome et le père Claudiu Bărbuț est nommé postulateur à Rome.
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Ouverture de la phase romaine
La phase romaine du procès est inaugurée par la rupture du sceau apposé sur les documents du procès diocésain ; la documentation envoyée à Rome est complétée, notamment par des recherches dans les Archives du Vatican.
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Décret de validité
Le décret de validité émis par la Congrégation pour la cause des saints est promulgué pour le procès de Bucarest.
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Un nouveau postulateur
Le père Francisc Ungureanu est nommé postulateur de la Cause Ghika à Rome.
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Le chantier de la Positio
Le père Cristoforo Bove, OFMConv, est nommé rapporteur de la Cause. La constitution de l’équipe qui travaillera à Bucarest pour la rédaction du dossier final — la Positio super martyrio — commence, à partir de la « Biographie documentée » de Vladimir Ghika.
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Mort du père Bove
Le père Cristoforo Bove, historien et grand connaisseur de la Roumanie, s’éteint après de longues souffrances.
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Le père Kijas rapporteur
Le père Kijas Zdzisław, OFMConv, est nommé rapporteur pour la cause Vladimir Ghika.
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Dépôt de la Positio
Les exemplaires de la Positio destinés à l’étude des théologiens sont déposés à la Congrégation pour la cause des saints.
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Les théologiens concluent à l’unanimité
Le « Congrès des théologiens » est ouvert. Ils y discutent les résultats de l’analyse de la Positio et déclarent à l’unanimité que l’argumentation du martyre de Vladimir Ghika est concluante. Leurs commentaires écrits, avec le procès-verbal du congrès, sont recueillis et imprimés afin d’être transmis aux Pères cardinaux et évêques.
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Nomination du ponent
S. E. Edmund Farhat est nommé « ponent », avec pour mission de présenter la cause au « Congrès des cardinaux ».
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Avis positif des cardinaux
Le Congrès réunissant les Pères cardinaux et évêques, membres de la Congrégation pour la cause des saints, a lieu, et l’avis sur le martyre de Vladimir Ghika est positif.
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Le martyre reconnu
Le Saint-Père autorise la promulgation du décret reconnaissant « le martyre du serviteur de Dieu Vladimir Ghika, prêtre diocésain ; né à Istanbul (Turquie) le 25 décembre 1873 et tué en haine de la foi à Bucarest (Roumanie) le 16 mai 1954 ». À partir de cette date, Vladimir Ghika reçoit le titre de vénérable.
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La béatification, à Bucarest
La béatification du vénérable Vladimir Ghika est célébrée à Bucarest ; à partir de cette date, il reçoit le titre de bienheureux.
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Les reliques dévoilées
Dans la cathédrale Saint-Joseph et dans toutes les églises de l’archidiocèse de Bucarest, on rend grâce à Dieu pour le don de la béatification. L’autel contenant les reliques du bienheureux Vladimir Ghika, ainsi que l’icône de la cathédrale Saint-Joseph, sont dévoilés.
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Action de grâce à Notre-Dame de Paris
À Paris, en la cathédrale Notre-Dame, une messe d’action de grâce est célébrée par le cardinal André Vingt-Trois.
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La condamnation annulée
Par le jugement civil nᵒ 1739 du tribunal de Bucarest, 3ᵉ section civile, « le caractère politique de la condamnation subie par Monseigneur Vladimir Ghika sous le régime communiste de Roumanie a été constaté, et les effets de cette condamnation ont été annulés de plein droit ». Le jugement précise qu’il s’agit d’« une réparation morale minimale ».
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Membre de l’Académie roumaine
L’Académie roumaine déclare Mgr Vladimir Ghika membre à titre posthume.
Rien ne changera dans ma manière de vivre, ce ne sera qu’un étroit ruban ajouté à la soutane.
Nous rejoindre
Derrière les dates, une manière de voir.
La théologie des besoins, la liturgie du prochain, la quête des préférences de Dieu : ce qui a rendu cette vie cohérente d’un bout à l’autre.