Servir les pauvres, les malades, les exclus et tous ceux qui souffrent, à l’exclusion de tout particularisme national ou confessionnel, quelles que soient les opinions philosophiques ou religieuses des bénéficiaires.
La Fraternité — III
Notre objet
Ce à quoi l’association s’engage, dans les termes exacts de ses statuts.
Statuts — article 2
L’association a pour objet :
Participer à l’éducation de jeunes — enfants, adolescents ou jeunes adultes, garçons ou filles — rencontrant des difficultés, et notamment en rupture familiale, sociale, scolaire ou en processus d’exclusion, victimes de maltraitance, pour les préparer à une insertion sociale et professionnelle, sans considération d’origine, de religion ni de ressources.
Une universalité voulue, et non subie
Deux formules reviennent dans notre objet : « à l’exclusion de tout particularisme national ou confessionnel » et « sans considération d’origine, de religion ni de ressources ». Elles ne sont pas là pour satisfaire à une exigence administrative.
Une association d’inspiration catholique aurait pu réserver son aide à ses semblables. Nous avons écrit l’inverse, parce que la phrase qui nous fonde ne connaît pas d’exception : il n’y a pas de malheureux — pas certains malheureux — pour qui je ne sois pas un frère. Notre inspiration est confessionnelle ; notre service ne l’est pas. Nous ne demandons pas à celui que nous accueillons ce qu’il croit, et il n’a rien à croire pour être accueilli.
Pourquoi les jeunes en particulier
Le second volet de notre objet vise des situations précises : la rupture familiale, sociale ou scolaire, le processus d’exclusion, la maltraitance. Ce sont des trajectoires où le temps joue contre la personne : chaque mois perdu à seize ans coûte des années plus tard.
Notre réponse est le mentorat, avec un objectif explicitement nommé dans les statuts : préparer à une insertion sociale et professionnelle. Non pas occuper, non pas consoler — préparer.
Voir comment fonctionne le mentorat
Une forme juridique au service d’une intention
La Fraternité Vladimir-Ghika est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Ce cadre lui donne ce dont elle a besoin : la capacité de recevoir, de contracter et d’agir, sans lui imposer d’appareil lourd.
Mgr Ghika avait fondé l’Œuvre des Frères et Sœurs de Saint-Jean comme une forme de vie consacrée sans règle rigide ni appareil administratif lourd, afin de rester un « outil de bonheur » disponible aux imprévus de la charité. Nous tenons à cette légèreté : une structure doit rester assez souple pour dire oui à ce qu’elle n’avait pas prévu.
Nous rejoindre
Deux engagements, autant de manières d’aider.
Il n’y a pas de compétence inutile. Un métier, une langue, un permis de conduire, une soirée par semaine : tout cela sert.