Fraternité Vladimir-Ghika
Une main tendue en soutient une autre.

Notre action

Deux besoins, deux réponses.

D’un côté, ceux qui doivent se reconstruire ; de l’autre, ceux qui doivent se construire. Ce n’est pas le même travail, et nous n’y employons pas les mêmes moyens.

Le principe

Le besoin décide, pas le programme.

Mgr Ghika appelait « visite de Dieu » toute rencontre fortuite qui met un besoin sur notre route. Une association qui prend cela au sérieux ne peut pas fonctionner comme un guichet.

Nous n’avons donc pas de dossier d’entrée, pas de durée type, pas de conditions de ressources. Nous avons deux compétences que nous exerçons sérieusement — accueillir et accompagner — et la disponibilité de dire oui à ce qui n’était pas prévu.

Ce que nos statuts imposent en revanche sans exception : servir à l’exclusion de tout particularisme national ou confessionnel, quelles que soient les opinions philosophiques ou religieuses des personnes accueillies.

Une bénévole soutient un homme sans abri en remontant l’allée d’une église.
Le premier geste n’est pas d’instruire un dossier : c’est de faire une place.

I — Adultes

La pause reconstruction

Nous accueillons les personnes en déshérence — celles que le logement, le travail, la santé ou la famille ont laissées sans appui — et celles qui, sans être en rupture, cherchent un sens à leur vie et ont besoin de s’arrêter.

  • L’accueil — un lieu, une table, du temps. Un abri de l’urgence où l’on peut poser ce qu’on porte.
  • L’accompagnement spirituel — proposé à qui le demande, jamais imposé, jamais posé comme condition.
  • La réinsertion — le travail patient de refaire des liens, des repères, des démarches, un rythme.

La durée n’est pas fixée d’avance : le temps complet d’un ressourcement, ou l’instant d’une prière, ou simplement d’une pause. Certains repartent après quelques heures, d’autres après des mois. Les deux sont des réussites.

Deux jeunes femmes échangent, assises près d’une baie vitrée.
Le mentorat commence exactement là où s’arrêtent les réseaux familiaux.

II — Jeunes

Le mentorat des lycéens

Un lycéen d’un milieu favorisé trouve autour de la table familiale ce qui décidera de son orientation : un stage, un conseil, un nom à appeler. Aux autres, la même table n’offre rien de tout cela. L’écart ne se joue pas sur les notes — il se joue sur le carnet d’adresses.

  • Un suivi par des professionnels en activité, dans la durée, et non une intervention ponctuelle.
  • Un accompagnement en entreprise — voir de l’intérieur un métier que l’on ne fait qu’imaginer.
  • La construction de l’entrée dans la vie active — candidature, entretien, premiers mois : étape par étape.

Nos statuts visent les enfants, adolescents et jeunes adultes en rupture familiale, sociale ou scolaire, en processus d’exclusion ou victimes de maltraitance, pour les préparer à une insertion sociale et professionnelle — sans considération d’origine, de religion ni de ressources.

Va chercher celui qui n’osait t’attendre. Donne à celui qui ne te demande pas.

Vladimir Ghika

Nos règles

Quatre choses que nous nous interdisons.

  1. Nous ne trions pas

    Ni par l’origine, ni par la religion, ni par les ressources. Ce n’est pas une tolérance que nous accordons : c’est l’objet même de l’association.

  2. Nous ne pressons pas

    La durée d’un accompagnement est celle du besoin. Une reconstruction qui prend des mois n’est pas un échec de méthode.

  3. Nous ne conditionnons pas

    L’accompagnement spirituel est offert à qui le demande. Personne n’a rien à croire pour être accueilli, ni rien à devenir pour rester.

  4. Nous ne remplaçons personne

    Nous travaillons avec les familles, les établissements et les services sociaux, là où ils existent, plutôt qu’à côté d’eux.

Comment aider concrètement

La Fraternité ne demande pas à ses membres de l’argent, mais du temps et des compétences : mettre librement et gratuitement à disposition les talents reçus du Seigneur, selon les termes de l’engagement d’admission.

Il n’y a pas de compétence inutile. Un métier à raconter à un lycéen, une langue, un permis de conduire, une comptabilité à tenir, une soirée par semaine, une place à table : tout cela sert, et souvent davantage que ce que l’on imagine.

Le cheminement pour devenir membre tient en trois étapes, à parcourir sans hâte — discerner, prier, puis demander son admission.

Vous cherchez de l’aide, ou vous en cherchez pour quelqu’un ? Écrivez-nous : nous vous répondrons. Vous n’avez pas à justifier votre demande, ni à appartenir à quoi que ce soit.

Nous rejoindre

Le plus utile que vous ayez, c’est votre métier.

Un mentor n’a pas besoin d’être formateur : il a besoin de savoir ce qu’il fait, et d’accepter de le raconter à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler.