Fraternité Vladimir-Ghika
Deux jeunes femmes échangent en riant, assises près d’une baie vitrée.

Notre action

Un seul métier, exercé sérieusement.

Accompagner les enfants et les adolescents que leur milieu ne prépare pas à l’entrée dans la vie active. Rien d’autre — et tout ce que cela demande.

Le principe

L’écart ne se joue pas sur les notes.

Un adolescent d’un milieu favorisé trouve autour de la table familiale ce qui décidera de son orientation : un stage, un conseil, un nom à appeler. Aux autres, la même table n’offre rien de tout cela.

C’est un écart de réseau, pas de mérite, et il se creuse exactement au moment où personne ne le regarde. Chaque mois perdu à seize ans coûte des années plus tard.

Nous avons donc choisi de ne faire qu’une chose, et de la faire longtemps : mettre des professionnels en activité au contact de jeunes qui n’en croisent aucun, et tenir ce lien jusqu’à ce qu’il porte.

Une main tendue en soutient une autre, paume ouverte.
Un mentor ne remplace personne : il ouvre une porte que le jeune franchira seul.

Ce que nous faisons

Le mentorat

Le mentorat n’est ni du soutien scolaire, ni de l’orientation administrative. C’est une relation suivie avec quelqu’un qui exerce un métier et accepte de le raconter, puis de le montrer, puis d’aider à y entrer.

  • Un suivi par des professionnels en activité, dans la durée — et non une intervention ponctuelle.
  • Un accompagnement en entreprise — voir de l’intérieur un métier que l’on ne fait qu’imaginer.
  • La construction de l’entrée dans la vie active — candidature, entretien, premiers mois : étape par étape.

L’objectif est celui que nos statuts nomment explicitement : préparer à une insertion sociale et professionnelle. Non pas occuper, non pas consoler — préparer.

Une jeune femme lit un livre à la lueur d’une bougie.
On ne demande à personne d’expliquer d’où il vient pour être accompagné.

À qui nous nous adressons

Des situations, pas des profils

Nos statuts visent les enfants, adolescents et jeunes adultes, garçons ou filles, rencontrant des difficultés — et nomment les situations plutôt que les catégories :

  • la rupture familiale, sociale ou scolaire — jusqu’au décrochage ;
  • le processus d’exclusion, quand l’engrenage est déjà en marche ;
  • la maltraitance subie, et ce qu’elle laisse.

L’accompagnement est offert sans considération d’origine, de religion ni de ressources. Ce n’est pas une tolérance que nous accordons : c’est l’objet même de l’association, et la condition de notre liberté.

Va chercher celui qui n’osait t’attendre. Donne à celui qui ne te demande pas.

Vladimir Ghika

Nos règles

Quatre choses que nous nous interdisons.

  1. Nous ne trions pas

    Ni par l’origine, ni par la religion, ni par les ressources. C’est écrit dans nos statuts, et cela ne se négocie pas au cas par cas.

  2. Nous ne pressons pas

    Un mentorat se compte en années, pas en séances. Un lien qui met des mois à s’établir n’est pas un échec de méthode.

  3. Nous ne conditionnons pas

    Rien n’est demandé en retour, et surtout rien sur le plan des convictions. Personne n’a à croire quoi que ce soit pour être accompagné.

  4. Nous ne remplaçons personne

    Nous travaillons avec les familles, les établissements et les services sociaux, là où ils existent, plutôt qu’à côté d’eux.

Devenir mentor

La Fraternité ne demande pas d’argent à ses membres, mais du temps et des compétences : mettre librement et gratuitement à disposition les talents reçus du Seigneur, selon les termes de l’engagement d’admission.

Le plus utile que vous ayez, c’est votre métier. Un mentor n’a pas besoin d’être formateur : il a besoin de savoir ce qu’il fait, et d’accepter de le raconter à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler. Un artisan, une infirmière, un comptable, une ingénieure ouvrent chacun un monde entier à un jeune qui n’en connaît pas la porte.

Il n’y a pas non plus de compétence inutile en dehors du mentorat lui-même : une comptabilité à tenir, une langue, un permis de conduire, une soirée par semaine.

Le cheminement pour devenir membre tient en trois étapes, à parcourir sans hâte — discerner, prier, puis demander son admission.

Vous accompagnez un jeune qui aurait besoin d’un mentor ? Parent, enseignant, éducateur, travailleur social — ou le jeune lui-même : écrivez-nous. Vous n’avez rien à justifier, et rien à remplir avant d’en parler.

Nous rejoindre

Un métier à raconter suffit pour commencer.

C’est le point de départ de tout mentorat : quelqu’un qui sait faire quelque chose, et un jeune qui n’avait personne à qui le demander.