Fraternité Vladimir-Ghika
Une bénévole soutient un homme sans abri dans une église éclairée aux cierges.

La Fraternité — II

Notre mission

Nous voyons le Christ à travers les pauvres qu’Il nous envoie, nous inspirant de l’exemple de la vie de Vladimir Ghika.

Inspirés par le témoignage de Mgr Ghika, nous désirons quatre choses. Elles ne forment pas une liste de tâches à cocher mais un seul mouvement, dont chaque terme soutient les trois autres. Retirez-en un, et les autres se déforment : la prière sans le service devient confort, le service sans la prière devient épuisement.

Vivre de l’Eucharistie

Comme source de notre vie spirituelle et apostolique. Mgr Ghika a embrassé le sacerdoce par conviction de l’efficacité de la messe, sacrement de la Rédemption ; il y voyait l’« Incarnation perpétuée ». Chaque membre s’engage à se mettre chaque jour au moins une fois en présence de Dieu — en adoration devant le Saint-Sacrement exposé, en visite devant le tabernacle fermé, ou en communion spirituelle.

Grandir dans la fraternité chrétienne

Par la prière commune, la formation et le partage fraternel. La fraternité n’est pas un état acquis mais un apprentissage, et elle a besoin d’occasions concrètes : des intentions de prière que l’on porte ensemble, une formation que l’on reçoit, une parole que l’on échange sans crainte.

Les intentions de la Fraternité parviennent à chaque membre par courriel, chaque mois. C’est peu de chose, et c’est ce qui fait qu’un membre isolé n’est jamais seul.

Servir le Christ présent dans les pauvres

Dans les pauvres, les malades, les exclus et tous ceux qui souffrent. Mgr Ghika appelait cela la « liturgie du prochain » : le bienfaiteur voit le Christ souffrant dans le pauvre, tandis que le pauvre voit le Christ secourable dans le bienfaiteur. Personne n’est seulement celui qui donne, personne n’est seulement celui qui reçoit.

Ce service s’exerce à l’exclusion de tout particularisme national ou confessionnel, quelles que soient les opinions philosophiques ou religieuses des bénéficiaires. Nos statuts le disent, et ce n’est pas une concession : c’est la logique même de la phrase de Mgr Ghika sur les malheureux dont il est le frère.

Témoigner de la joie de la foi

Une joie enracinée dans le mystère pascal de la Croix et de la Résurrection — donc une joie qui a traversé quelque chose, et non une bonne humeur de circonstance.

Dans sa cellule de Jilava, Mgr Ghika racontait des histoires à ses compagnons de captivité pour les « entraîner vers la Terre sainte, l’Australie ou le Japon », et transmuait leur angoisse en joie. C’est le dernier mot de sa vie, et le plus improbable : il n’avait plus rien, et il donnait encore de la joie.

La puissance de souffrir est en nous la même que la puissance d’aimer.

Vladimir Ghika

Nous rejoindre

Nos statuts disent la même chose, en langue de droit.

Servir les pauvres, les malades, les exclus ; participer à l’éducation des jeunes en difficulté. Sans considération d’origine, de religion ni de ressources.